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Opération 11.11.11. Coup de projecteur sur le Burkina Faso

Stéphanie Triest Stéphanie Triest 17 octobre 2019

A l’occasion de l’Opération 11.11.11 2019, du 7 au 17 novembre, coup de projecteur sur le Burkina Faso au travers de trois vidéos qui témoignent du travail d’ONG belges et de partenaires locaux, soutenu par la grande récolte de fonds du CNCD-11.11.11.

Le Burkina Faso est l’un des pays les plus pauvres au monde, 221e place sur 228 selon l’indice de développement humain du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en 2017.

S’il a réussi sa transition démocratique, en forçant pacifiquement au départ l’ancien président Blaise Compaoré après 27 ans de pouvoir en 2014, la situation reste fragile.

Le pays fait face à de grandes difficultés. Epargné jusqu’alors, il est la proie d’attaques terroristes qui ont ouvert une crise humanitaire sans précédent. Conflits et déplacements de populations se greffent à un problème d’accès aux ressources et d’insécurité alimentaire chronique dans certaines régions.

En effet, la population, à plus de 80% rurale, subit de plein fouet l’impact du réchauffement climatique dans ce pays sahélien : périodes de sécheresse plus longue, suivies de séquences de fortes inondations. Mais la société civile fait aussi preuve d’une grande résilience et d’une forte capacité de mobilisation sur le terrain.

Le travail des ONG face au terrorisme

Burkina Faso. Le travail des ONG face au terrorisme

Stéphanie Triest, CNCD-11.11.11
https://youtu.be/ZgV_L3LauDw

Depuis 2015, le Burkina est la cible, comme le Mali voisin, d’attaques terroristes fréquentes. En quatre ans, plus de 332 incidents sécuritaires ont provoqué le décès de 376 personnes, selon un rapport dressé par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) en avril 2019. Des violences, d’abord cantonnées à la frontière qui s’étendent vers l’est et l’ouest et prennent désormais le visage de violences interethniques, provoquant de très importants déplacements de population. Depuis le début de l’année, le nombre de déplacés interne a plus que quintuplé, passant de 50 000 en décembre 2018 à 270 000 en août 2019 (source CICR). « Pour la première fois, le Burkina Faso se trouve face à des déplacements internes massifs », prévenait Metsi Makhetha, coordinatrice résidente des Nations Unies dans le pays, en février dernier. Avec quel impact sur le travail des ONG ? Comment continuer à répondre présents auprès des populations les plus fragiles dans ces zones sensibles ? Réponse avec le SPONG, le Secrétariat permanent des ONG, le principal partenaire du CNCD-11.11.11 au Burkina Faso.

Les jeunes se bougent pour le climat

Burkina Faso. Les jeunes se bougent pour le climat

Stéphanie Triest, CNCD-11.11.11
https://youtu.be/R6_6yuaW5f8

Au Burkina Faso, les jeunes aussi se mobilisent aussi pour préserver leur environnement, à travers divers initiatives : nettoyage, collecte des déchets, reboisement, promotion de l’agro-écologie.... Des bonnes pratiques promues par l’ONG burkinabé Asmade qui forme 3500 jeunes chaque année. Et cela, grâce à plusieurs leviers : formation dans sa ferme école de Saaba, en périphérie de Ouagadougou, ou encore via le projet « Do IT » mis sur pied dans les écoles de la capitale et des alentours. Les jeunes les plus motivés s’engagent un cran plan loin et deviennent à leur tour formateur bénévole (environ 200 par an), afin d’inciter à leur tour d’autres jeunes à s’investir au service du développement. Un projet soutenu notamment par les ONG belges Défi Belgique Afrique (DBA) et SOLSOC.

Réchauffement climatique & agro-écologie

Burkina Faso. Réchauffement climatique et agro-écologie

Stéphanie Triest, CNCD-11.11.11
https://youtu.be/Gq0XPKSAaac

Les Burkinabé sont à 80% agriculteurs et éleveurs. Ils sont extrêmement dépendants des pluies qui ne tombent que trois mois par an. De plus, avec les changements climatiques, la fertilité des terres agricoles se dégrade et les ressources en eau se raréfient, ce qui affecte les rendements des récoltes.

Dans ce contexte, l’agro-écologie offre une réelle alternative : peu coûteuse, elle permet aux communautés rurales de se passer d’engrais chimique et donc de réduire les coûts, d’atténuer l’impact de l’agriculture sur l’environnement, d’améliorer les rendements, la qualité de la production et in fine leurs revenus. Exemple à Koupéla avec l’ARFA, partenaire d’Iles de Paix, de SOS Faim et d’Autre Terre.

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