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Musique

Derrière les partitions, la vie

Imagine demain le monde - Inspirée d’une méthode lancée au Venezuela, El Sistema Belgique apprend à 150 instrumentistes et 3 000 choristes à jouer et à chanter. Un projet social et artistique qui permet à des enfants issus de quartiers populaires de développer la confiance en soi, le plaisir de la musique et le goût de l’e ort.

Quelques notes de musique s’échappent de la petite classe de l’école Morinval située dans le quartier Saint-Léonard à Liège.
Ce mercredi après-midi, 10 enfants de 7 à 11 ans se familiarisent au violon encadrés par 3 musiciens. Edona, 7 ans et demi, tient un archet plus grand que ses bras et fait d’énormes efforts de concentration pour tirer un son correct de son instrument. « Ce n’est pas facile du tout, sourit- elle. Mais je m’entraîne même à la maison, parfois avec mon oncle qui joue aussi du violon.  » Les musiciens encouragent la petite classe. Eugénie Defraigne, l’une des animatrices, lance une mesure avec son violoncelle. Elle est très expressive et donne cours avec tout son corps : ses mains jouent la partition, ses pieds et son buste battent la mesure, son visage s’anime de mille grimaces. En face, les gamins sont très attentifs, mesurent le tempo, jaugent le mouvement des doigts. Tout à l’heure, ce sera à eux de reprendre la mesure. De leur côté, Thomas Ziegler et Kee Soon Bosseau jouent sur leur violon sans quitter la classe des yeux. « Ne mets pas ton archet en bouche ! », lance Kee Soon. « Tiens-toi droite, corrige Thomas, comment veux-tu jouer en étant toute tordue ? » Gérer une classe d’apprentis musiciens exige une attention de tous les instants.

« Notre premier objectif, c’est que les élèves travaillent en s’amusant, précise Eugénie. Pour leur apprendre une nouvelle étape musicale, on joue avec les mots, on les pousse à utiliser leur mémoire, car ici il n’y a pas de cours de solfège. »

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