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Dossier

Derrière l’espionnage d’ONG par la Colombie

juin 2010

Que se cache-t-il derrière l’espionnage par la Colombie d’institutions européennes et d’ONG ? Ne serait-ce pas la volonté d’intimider et réprimer toute voix critique ?

Fin mai, le magazine MO révélait que le service de renseignement colombien, le Département administratif de sécurité (DAS), avait mené des opérations d’espionnage d’institutions et organisations européennes, en prévision notamment de la signature d’un accord de libre-échange entre l’UE et la Colombie.

On apprenait ainsi que des militants des droits humains et des des représentants d’ONG et de syndicats (Oxfam Solidarité, , Broederlijk Delen ...) étaient l’objet de surveillance.

En fait, le scandale est beaucoup plus grave qu’une « simple » affaire d’espionnage. Depuis plusieurs années, les révélations se succèdent sur les pratiques du DAS pour surveiller, intimider et réprimer toute voix critique, et ce surtout en Colombie.

Les ONG et syndicats réagissent ...

Nous demandons des investigations concernant les activités colombiennes d’espionnage sur le territoire européen et belge

En savoir plus ... sur le scandale du DAS

Les opérations secrètes du DAS font partie d’une stratégie plus globale de persécution de toutes les voix critiques du pouvoir colombien.
  • Des eurodéputés très surveillés

    Une douzaine de députés européens ont fait l’objet d’une surveillance des services secrets colombiens. Une plainte se prépare contre l’“Opération Europa”.

    Geneviève Maurer, La Libre Belgique, 9 juillet 2010

  • Fin de mandat sur fond de scandales pour Uribe

    Le DAS, le service de renseignement colombien, est au coeur d’un scandale, en Colombie et à l’étranger. Les révélations se succèdent faisant état de ses opérations pour persécuter critiques et opposants. Pour nous éclairer, nous avons rencontré le journaliste Hernando Calvo Ospina.

    Frédéric Lévêque, dlm // demain le monde, juillet 2010.

  • Bogotá a espionné sur le territoire belge

    Un accord de libre-échange entre Union européenne et Colombie doit être signé ce mercredi. Or la prémisse de cet accord a peut-être été manipulée par Bogotá, dont le service d’espionnage a espionné pendant les discussions.

    Alain Lallemand, Le Soir, 19 mai 2010

  • Belgische ngo’s bespioneerd door Colombiaanse inlichtingendienst

    Woensdag 19 mei ondertekenen de EU en Colombia een nieuw handelsverdrag, ondanks het spionageschandaal met de Colombiaanse geheime dienst. Die bespioneerde onder andere het Europees Parlement, Broederlijk Delen en Oxfam Solidariteit.

    Alma De Walsche, MO, 19 mai 2010
  • Quand l’Etat colombien espionne ses opposants

    Depuis cinq ans, d’influents médias colombiens – entre autres la revue Semana – ont commencé à ébruiter ce que les organisations de défense des droits humains savaient déjà : les hauts responsables du Département administratif de Sécurité (DAS), service de renseignement politique qui dépend directement du président de la République, chargeaient des chefs paramilitaires d’assassiner les opposants...

    Hernando Calvo Ospina, La valise diplomatique / Le Monde diplomatique, 27 avril 2010

En savoir plus ... sur les relations entre la Colombie et l’UE

L’UE et la Colombie négocient un accord commercial depuis plusieurs années. Le commerce prime-t-il sur les droits humains ?
  • Sommet Union européenne - Amérique Latine à Madrid : les droits de l’Homme sacrifiés au nom du commerce

    Le sommet Union européenne - Amérique Latine et Caraïbes a eu lieu à Madrid du 18 au 19 mai 2010 en présence de plus de 60 chefs d’Etats des deux régions. Ce qui aurait pu devenir une importante occasion pour mettre le travail décent et le développement durable au centre des relations entre les deux continents peut, malheureusement, être qualifié d’échec si l’on regarde de prêt les résultats obtenus.

    Thomas Miessen, service international de la CSC, mai 2010

  • Amérique latine : les Tartuffe de l’Union européenne

    Le président de la Commission européenne, M. José Manuel Durao Barroso, a signé le 19 mai, avec M. Álvaro Uribe, un traité de libre-commerce Union européenne–Colombie. Au même moment, le secrétaire général de la présidence de ce pays, M. Bernardo Moreno – un très proche du chef de l’Etat – était appelé à comparaître devant la justice pour son implication dans le scandale des écoutes illégales perpétrées par la police politique...

    Maurice Lemoine, Le Monde diplomatique / La valise diplomatique, 24 mai 2010

Les droits humains d’abord !



Disciplinons les multinationales, refusons une justice qui les privilégie.
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