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Climat : les ministres belges vont devoir s’activer

24 janvier 2018

Ce mercredi 24 janvier, la Commission Environnement du Parlement européen a adopté la proposition de répartition des objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Une fois le vote adopté en plénière (début février) et validé par le Conseil, la Belgique se verra officiellement obligée de réduire ses émissions de 35% à l’horizon 2030 par rapport à 2005. Dans le contexte actuel où les émissions belges augmentent, cela signifie que les ministres belges doivent drastiquement réorienter les curseurs de l’action climatique.

« Quel bilan laissera cette législature en matière de politique climatique ? » s’interroge Véronique Rigot, Chargée de Recherches pour le CNCD-11.11.11. A ce stade, tous les indicateurs sont au rouge : la Belgique n’a pas de plan climat ni à l’horizon 2020, et encore moins à l’horizon 2030 ou 2050 ; pire, ses émissions de gaz à effet de serre augmentent (principalement à cause du secteur du transport et du bâtiment), sans parler de l’hypothétique Pacte Energétique et de l’accord de coopération du précédent burden sharing (partage intra-belge des efforts 2013-2020) qui n’est pas encore bouclé.

Les négociateurs du Parlement européen et du Conseil étaient tombés d’accord le 21 décembre dernier sur la répartition des objectifs européens entre les Etats. Si la proposition est adoptée sans modification par les deux Institutions, elle s’imposera aux Etats-membres.

« Nous nous réjouissons de ce vote au Parlement européen. Nous demandons maintenant aux Ministres belges de s’activer pour démontrer leur ambition commune à lutter contre le réchauffement. Comme ce sont les secteurs du transport et du bâtiment qui posent problème, il est absolument nécessaire de mettre en cohérence l’ensemble des politiques régionales et fédérales avec les engagements pris dans l’Accord de Paris. Faut-il le rappeler, réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre permettra de contribuer à limiter le réchauffement dont les conséquences sont, aujourd’hui déjà, désastreuses partout dans le monde, et en particulier dans les pays en développement. » explique Véronique Rigot.

Le vote en séance plénière aura lieu lors de la prochaine session du Parlement à Strasbourg la semaine du 5 février 2018.

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