Rien ne prouve que le TTIP créera des emplois

Selon une étude crédible, le TTIP provoquerait en Europe une diminution de la croissance économique de 0,3% à 0,5%. La concurrence accrue menacerait directement 600.000 emplois et entrainerait une perte annuelle de revenus de 3.400 à 5.550 euro par travailleurs.

Rien ne prouve que le TTIP créera des emplois

Le TTIP risque de détruire 600.000 emplois en Europe et pourrait amputer les revenus des travailleurs de plus de 4.000€. Les pertes potentielles pour la Belgique, tout comme pour les Pays-Bas et la Finlande seraient proportionnellement encore plus importantes. Ces 3 pays perdraient à eux seuls 223.000 emplois et plus de 4.800€ par travailleur, selon des simulations sur base du modèle de politique globale des Nations Unis (ce qui proportionnellement pourrait signifier environ 66.000 emplois en Belgique).

Les USA n’ont ratifié que 14 conventions de l’OIT, dont 2 des 8 conventions fondamentales (et le Canada 6 sur 8), contre 80 en moyenne pour les Etats membres de l’UE, qui ont tous ratifié les 8 conventions fondamentales.

Dans plusieurs Etats américains, les violations du droit à la liberté d’association et à la négociation collective entraînent des niveaux de salaires si bas qu’ils créent une concurrence déloyale entre travailleurs.

Une manière de remédier à cela serait d’inclure dans les traités des clauses sociales au moins aussi fortes que les disciplines commerciales. Malheureusement, les références aux normes internationales du travail inclues dans le TTIP seront très probablement non contraignantes. C’est déjà le cas dans le CETA, qui prévoit d’ouvrir davantage le commerce de biens et services à la concurrence sans socle de droits communs solides, mettant ainsi en compétition et sous pression les travailleurs, les systèmes sociaux et environnementaux. Pourtant, le Canada avait proposé pendant les négociations d’inclure des sanctions en cas de non-respect de droits du travail internationalement reconnus. La Commission européenne a refusé.