Le TTIP libéralisera l’éducation et la santé

Le TTIP inclut des mécanismes qui pousseront irréversiblement à libéraliser voire privatiser davantage des services publics, comme certains secteurs de l’éducation et la santé.

Le TTIP libéralisera l'éducation et la santé

La marchandisation de services d’intérêt général tels que l’assurance maladie, l’approvisionnement en eau et les transports publics est une demande exprimée par les grandes entreprises à l’intention des négociateurs.

Le CETA et le projet de TTIP sont les premiers accords de l’UE qui prévoit la libéralisation des services via des « listes négatives ». Ça signifie que la libéralisation devient la règle générale et la règlementation devient l’exception, contrairement aux règles de l’OMC où seuls les secteurs explicitement notifiés dans une liste positive peuvent être libéralisés. Avec le TTIP, tous les services sont libéralisés sauf ceux explicitement protégés dans ces listes négatives.

L’Allemagne est par exemple le seul pays à avoir protégé la totalité de son système de sécurité sociale au sein du CETA. Ce n’est pas le cas des autres Etats membres, comme la Belgique. Les mutualités belges seront-elles demain concurrencées par des entreprises d’assurances privées ?

De plus, précisons que le TTIP pourrait mener à l’introduction en Europe de brevets sur les procédures médicales, qui entraveraient le travail des médecins, limiteraient la disponibilité de nouveaux traitements pour les patients, et porteraient atteinte aux mécanismes de fixation des prix des médicaments en Europe.

Enfin, au nom de la « libéralisation des services financiers », le TTIP et le CETA restreindront la capacité des autorités publiques à réguler les banques, accroissant ainsi le risque de nouvelles crises financières et d’encore davantage de mesures d’austérité.