Le TTIP favorisera les grandes entreprises au détriment des PME

Le PME, déjà défavorisées par rapport aux multinationales, souffriront davantage avec le TTIP. C’est pourquoi, partout en Europe et en Belgique, un nombre croissant de PME s’opposent à ce traité.

Le TTIP favorisera les grandes entreprises au détriment des PME

« Les PME font partie des principaux gagnants potentiels du traité transatlantique » affirmait en mars 2015 la Commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström. Vu l’ampleur grandissante de l’opposition au TTIP, on comprend aisément l’intérêt politique qu’il y a à convaincre les PME de rejoindre les rangs des supporters.

Il est possible que certaines PME tournées vers l’exportation puissent effectivement voir leur activité facilitée par la baisse de certains droits de douane et l’harmonisation des procédures de mise sur le marché de certains produits, dont la Commission européenne cite régulièrement quelques exemples bien choisis. Il n’en reste pas moins que seules 25% des plus de vingt millions de PME européenne exportent en dehors de leurs frontières nationales et seulement 13% exportent à l’extérieur de l’Europe. On peut en conclure que la part de PME concernées par les éventuels gains du TTIP est faible, tandis que toutes les PME pourraient être touchées par la concurrence accrue de produits importés basés sur des normes plus faibles.

En Belgique, l’Union des classes moyennes a pris position contre le TTIP. En France, 94% des PME interrogées pensent que les gains éventuels du TTIP iront exclusivement aux grandes entreprises. En Allemagne, des entrepreneurs ont lancé une alliance de « PME contre le TTIP » où des milliers de PME ont déjà écrit leurs raisons de s’opposer au TTIP (www.kmu-gegen-ttip.de). Elles y affirment être favorables à un libre-échange équitable et fondé sur des normes sociales et environnementales élevées, ce qui est contraire aux objectifs visés aujourd’hui par le TTIP.