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Élections 2019 : les réponses de partis

Aide publique au développement

Les visions s’opposent

15 mai 2019

Si les partis politiques francophones sont globalement d’accord sur la nécessité d’augmenter l’aide publique au développement, les visions s’opposent quant à la façon dont elle doit être dépensée. Contrairement aux autres partis, le MR souhaite continuer de lier l’aide aux politiques migratoires. Il ne veut pas non plus réhabiliter le soutien à l’agriculture familiale, déjà mis à mal au cours de la législature écoulée.

L’aide au développement expliquée en une minute

CNCD-11.11.11 / Bonjour
https://youtu.be/0uGk1OYYk0I

En réponse au questionnaire adressé par le CNCD-11.11.11, tous les partis se disent favorables à la mobilisation de 0,7% du revenu national brut (RNB) de la Belgique pour l’aide publique au développement – un objectif ancien jamais atteint, et dont la Belgique s’est encore éloigné au cours de la législature en cours. Le PS ne vise toutefois cet objectif qu’à l’horizon 2030.

Les partis veulent aussi augmenter le budget européen de l’aide au développement au sein du prochain Cadre financier pluriannuel, en assurant qu’il contribue à la mise en œuvre des Objectifs de développement durable.
Ils sont encore unanimement partisans du doublement de l’Opération 11.11.11 par Wallonie-Bruxelles International.

Mais sur les visions de l’aide, les avis divergent. A la question de savoir s’il convient d’éviter de lier les politiques de développement à la gestion des flux migratoires et à la promotion des intérêts économiques de la Belgique, comme le demande le CNCD-11.11.11, le MR se démarque en répondant par la négative.

Le parti libéral s’oppose aussi à la demande de cesser de comptabiliser l’aide aux réfugiés comme de l’aide au développement – une tendance dénoncée par le CNCD-11.11.11 qui a conduit la Belgique à devenir la première bénéficiaire de sa propre aide au développement !

Un autre point de divergence significatif porte sur le soutien à l’agriculture écologique et familiale, qui a disparu des priorités de la Belgique sous l’égide de l’actuel ministre de la Coopération, Alexander De Croo.

Deux points de consensus doivent toutefois être notés : tous les partis sans exception s’accordent sur la nécessité de maintenir la stratégie de concentration de la Coopération belge dans les pays les moins avancés (PMA) et les Etats fragiles ; ils défendent aussi la proposition de généraliser au niveau européen le modèle belge de loi sur les fonds vautours, de manière à empêcher ceux-ci de réclamer des profits indus auprès des juridictions européennes.






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